|
A l'heure où Nicolas Sarkozy aborde enfin la question de la réforme de l'Etat et s’engage à réduire légèrement le nombre de fonctionnaires, Alternative Libérale l'invite à plus d'audace : imaginer des services publics modernes sans statut privilégié pour ses « agents ».
Entre deux attaques contre la Banque Centrale Européenne et autres incantations à une croissance improbable, le président de la république aborde enfin une question qui nous tient à cœur : la réforme de l’Etat. Ses propositions récentes vont dans le bon sens en ouvrant la porte à l’abandon du statut de fonctionnaire et à l’individualisation des salaires. Mais elles restent insuffisantes et trop superficielles. Avec 5.2 millions de fonctionnaires, la diminution des effectifs doit être beaucoup plus rapide que ce qu’il nous propose. Pour Alternative Libérale, la modernisation du fonctionnement de l’Etat passe inéluctablement par la suppression totale et définitive du statut de la fonction publique. Si les libéraux veulent un Etat plus léger, ils attendent surtout qu’il assume ses missions correctement. En valorisant mieux les ressources humaines des différentes administrations, leur efficacité pourrait être grandement améliorée au bénéfice de tous. Il est temps d’instaurer une gestion moderne du secteur public : les administrations doivent disposer d’une pleine autonomie dans leur recrutement et dans la rémunération individualisée de leurs effectifs afin que ceux-ci puissent répondre à une obligation de résultats et des objectifs négociés en début d’exercice. Trop repliée sur elle-même, la fonction publique doit également s’ouvrir bien davantage sur le secteur privé et permettre enfin la mobilité des carrières au sein des administrations aussi bien qu’avec l’extérieur. Seule la disparition du statut et des corps répond à cette exigence globale de performance. A l’exception de la magistrature, c’est donc l’ensemble des fonctionnaires qui devrait relever du droit privé et non plus d’un statut singulier aux effets dévastateurs pour le pays par l’immobilisme bureaucratique qu’il entraîne. L’efficacité administrative et juridique d’un pays est un des facteurs clés de sa réussite économique. Il en va autant de l’intérêt des Français que des fonctionnaires eux-mêmes dont la conscience professionnelle et l’implication ne sont pas suffisamment reconnus. Dans tous les pays qui ont procédé à cette réforme fondamentale, comme la Suède et l’Italie sous un gouvernement de centre gauche, les fonctionnaires se sont déclarés très majoritairement satisfaits une fois la transition terminée. Pourquoi la droite au pouvoir en France ne s’engagerait-elle pas dans cette voie progressiste ? Le terme éloigné du pacte « Service Public 2012 » de Nicolas Sarkozy doit nous inciter à placer la barre plus haut que dans ses lignes actuelles : nous proposons le pacte « Abolition du statut de la Fonction Publique d’ici 2012 » !
> tous les communiqués
|