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L’affaire de la caisse noire constituée par l’UIMM montre les dérives induites par l’absence de transparence dans le financement du monde syndical. Afin d’éviter d’autres scandales, Alternative Libérale propose de mettre en place pour l’ensemble des syndicats des règles strictes de transparence comptable.
Les anciens dirigeants de l’UIMM ont reconnu avoir constitué une caisse noire qui a servi à « fluidifier » les relations sociales. Ces mêmes dirigeants avaient le monopole de la représentation du patronat dans les négociations sociales. Cette déclaration et ce rôle créent une forte présomption de corruption et de trafic d’influence tant de la part des dirigeants de l’UIMM que de leurs interlocuteurs syndicaux. Le silence dans cette affaire autour des mots « corruption » et « trafic d’influence » par toutes les autorités de notre pays est assourdissant. Le fait que ces pratiques délictueuses présumées existent depuis des décennies ne peut en aucun cas valoir prescription légale. Au nom du principe républicain fondamental d’égalité devant la loi, Alternative Libérale demande que les plus hautes autorités judiciaires mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition afin d’instruire cette affaire extrêmement grave. Enfin, à l’heure où notre démocratie vit une crise majeure de représentativité, Alternative Libérale demande que l’instruction de cette affaire soit faite en toute transparence par les autorités judiciaires, qu’une commission d’enquête parlementaire soit mise en place et que ses auditions soient publiques. Afin de garantir à l’avenir la transparence des relations sociales, Alternative libérale demande que les syndicats, de salariés comme d’employeurs, soient soumis à une règle stricte d’audit et de publication de leur comptabilité comme le doivent aujourd’hui entreprises et partis politiques.
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