|
Alors que le gouvernement semble décidé à favoriser la concurrence dans la grande distribution afin de faire baisser les prix, Alternative Libérale rappelle que de nombreux secteurs de notre économie sont encore fermés à toute concurrence.
Alternative Libérale s’était réjouie il y a quelques mois des propositions du rapport Attali en matière de concurrence. Après avoir écarté plusieurs de ses recommandations, à commencer par la libéralisation des taxis ou de la parapharmacie, le gouvernement semble vouloir mettre en œuvre les dispositions visant à améliorer la concurrence dans la grande distribution. Le libéraux se félicitent de ce retour en grâce – au moins dans le discours - du principe de concurrence, fondement même des économies libres, si souvent bafoué dans notre pays au nom des intérêts corporatistes les plus divers. Mais la réforme annoncée de la grande distribution, si elle est souhaitable, ne saurait masquer l’absence de concurrence qui persiste dans de nombreux secteurs de l’économie française, des transports collectifs aux services postaux en passant par l’assurance maladie ou encore le placement des chercheurs d’emploi. Au-delà de ces monopoles publics, nombreux sont les secteurs de l’économie mis en coupe réglée par quelques groupes oligarchiques, de la presse à l’électroménager, de la téléphonie à la pharmacie, sans oublier les banques régulièrement accusées d’entente illicite. Enfin, des réglementations bureaucratiques ubuesques créent une barrière infranchissable qui empêche l’accès de nouveaux acteurs à de nombreux secteurs d’activité. En conséquence, Alternative Libérale appelle le gouvernement à ouvrir un grand débat sur l’état de la concurrence dans tous les secteurs de notre économie, y compris ceux aujourd’hui soumis à un monopole d’Etat. L’économie française n’a pas besoin d’ajustements, mais d’une véritable rupture, faut-il le rappeler ?
> tous les communiqués
|