|
A l’heure où Roselyne Bachelot s’apprête à interdire, au mépris de la liberté du commerce et des prix, les si bien nommées « happy hours », Alternative Libérale dénonce une fois de plus le zèle hygiéniste d’un gouvernement obstinément liberticide.
Big mother a encore frappé. Après l’interdiction totale du tabac dans les lieux de convivialité, l’instauration d’une propagande continue contre le grignotage ou encore l’acharnement à interdire des sodas vendus librement partout ailleurs, voilà que le gouvernement se pique d’interdire les « happy hours ». Ces « heures joyeuses » sont celles du début de soirée, quand le quidam quitte son bureau après une longue journée de travail, et s’autorise une bière ou deux entre collègues, à prix réduit. Et voilà que Madame Bachelot veut interdire aux bistrotiers de pratiquer ces réductions ! C’est que nous autres, citoyens irresponsables, devons être protégés contre la tentation : et de châtier ces vilains marchands de vice, qui prospèrent sur la soif de leurs contemporains. Voilà l’esprit de la nouvelle lubie gouvernementale. Manifestement incapable d’engager les réformes structurelles dont notre pays a tant besoin, le pouvoir sombre dans une boulimie législative visant à contrôler, dans tous les domaines, la vie quotidienne des Français, de l’assiette au godet. Alternative Libérale s’alarme contre ces mesures qui, sous des dehors anodins, grignotent peu à peu nos libertés et dont semble ne pas s’inquiéter une opinion publique anesthésiée, en quête de protection. A force de nous traiter comme des enfants, en nous retirant toute responsabilité au nom d’une illusoire sécurité, le législateur risque d'obtenir précisément l'effet inverse : une société parfaitement et en tout point irresponsable. Un seul point peut être salué dans la réforme annoncée : l’interdiction de la vente d’alcool aux mineurs. Que la loi protège nos enfants, c’est bien le moins, mais que l’Etat laisse enfin les adultes choisir eux-mêmes ce qui leur convient !
> tous les communiqués
|