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Alternative Libérale s’inquiète de voir les chefs d’Etats du G20 proposer des solutions de relance budgétaires qui ont montré leur inefficacité à juguler les crises économiques, et appelle les dirigeants politiques à faire preuve de retenue pour ne pas prolonger la crise par des mesures contreproductives.
Les conclusions du G20 semblent nous ramener 30 ans en arrière. Les chefs d’Etat des 20 pays les plus industrialisés se sont accordés, dans les conclusions de ce sommet sur la crise économique, sur le besoin d’"utiliser des mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec des résultats rapides".
De telles déclarations ont de quoi inquiéter. Les tentatives de relance par injonction massive d’argent public ont par le passé montré leur inefficacité. Non seulement, en période d’incertitude, de telles mesures ne permettront pas une reprise de la confiance, mais elles pèseront lourdement sur les finances publiques d’Etats aux déficits publics déjà abyssaux (2,9% en Espagne, 3,5% en France, et jusqu’à 5,6% au Royaume-Uni).
Ces dépenses viendront peser encore davantage sur l’endettement de nos économies, repoussant sur nos enfants le poids de notre incapacité à trouver des solutions de long terme pour retrouver la croissance.
En France, les premières mesures proposées par Nicolas Sarkozy rappellent des solutions utilisées en France il y a près de 30 ans : création massives d’emplois aidés, aides directes versées à des entreprises dépassées, et immixtion dans les décisions des banques avec la volonté de confier aux préfets la décision en matière de crédits aux PME.
Baisse des taux d’intérêt et crédit imposés par l’Etat et non décidés par les établissements bancaires : les mécanismes qui ont mené aux Etats-Unis à la crise des subprimes vont être mis en place à leur tour en France.
Alternative Libérale s’inquiète de l’interventionnisme croissant de nos dirigeants dans une matière économique qui n’est pas de leur ressors et appelle les dirigeants européens à faire preuve de retenue dans l’utilisation de politiques budgétaires inefficaces et contreproductives.
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