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En rappelant les caciques du Parti Socialiste pour tenter de relancer une campagne atone, Ségolène Royal se complique la tâche : on ne bâtira pas une gauche moderne en ressuscitant les spectres des années Mitterand et leurs discours d’avant-guerre.
Qu’elles semblent loin les lueurs de modernité qui éclairaient Ségolène Royal pendant la campagne interne du Parti Socialiste. Qu’est devenue la candidate qui remettait en question les 35 heures, rendait hommage à Tony Blair et voulait s’inspirer des modèles scandinaves de protection sociale ?
Ségolène Royal voulait alors incarner le renouveau contre ceux qu’elle vient d’adouber dans sa nouvelle organisation. Comment dès lors prendre au sérieux une équipe dont les membres se sont étripés à l’occasion des primaires du PS comme lors du référendum sur la Constitution Européenne ? Une équipe sans la moindre cohérence idéologique, sinon la soif du pouvoir.
La refondation cent fois annoncée est donc remise à plus tard, et la gauche française ressert les vieilles recettes qui ont fait ses échecs successifs : assistanat généralisé, absence de tout projet économique, saupoudrage clientéliste des aides publiques. Hélas, il ne suffit pas de changer le nom des emplois jeunes pour résoudre le problème du chômage !
Nous n’attendons plus rien d’une gauche archaïque qui, faute d’idées, s’accroche à ses slogans et dépense allègrement l’argent que les Français n’ont plus. Parler d’espoir et distribuer des aides ne suffit pas à fonder un projet progressiste. Mais que fait Bernard Kouchner dans cette galère ?
A mille lieues des vieux partis ankylosés et suffisants, Alternative Libérale propose aux Français un projet de société ambitieux et cohérent, une refonte de nos institutions remettant l’individu au centre de la société et des mesures radicales pour relancer notre économie.
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