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Le gouvernement suédois vient d’annoncer qu'il veut en finir avec l’impôt sur la fortune, afin de préserver les investissements et l’emploi dans le royaume. La France sera-t-elle le dernier pays européen à conserver cet impôt idéologique et nuisible ?
Devant le constat des dégâts économiques causés par l'équivalent de l’ISF dans son pays, Fredrik Reinfeldt, le premier ministre suédois de centre droit, au pouvoir depuis septembre, a annoncé son intention de supprimer rapidement cet impôt. Pour le ministre des Finances, Anders Borg, cette réforme est de bon sens : « Quand les pays, les uns après les autres, suppriment l'impôt sur la fortune, et que nous nous retrouvons parmi les derniers pays à toujours l'avoir, alors il faut prendre ce type de décision. On ne peut pas maintenir un tel impôt si on veut que l'argent reste en Suède. ». Rappelons que l’Irlande, l’Italie, l’Autriche, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Finlande ont déjà supprimé l’impôt sur la fortune de leur arsenal fiscal. Seules la France, la Grèce et la Norvège ont maintenu un tel dispositif. Faible rentabilité, démotivation des créateurs de richesses, expatriation fiscale, délocalisation d’entreprises performantes, exonérations aux effets pervers : les dégâts causés par cet impôt spoliateur sont bien connus. Il a même été déclaré inconstitutionnel en Allemagne parce qu'il « viole la liberté d'action de l'homme ». Il est incroyable qu’aucun candidat à l’élection présidentielle n’ose proposer la suppression pure et simple de cet impôt, qu’ils savent tous inefficace et néfaste pour l’emploi. Ont-ils tant honte de leurs fortunes personnelles qu’ils se sentent obligés de « donner des gages », à l’instar de François Hollande qui déclarait il y a peu à la télévision qu’il « n’aime pas les riches » ? Alternative Libérale rappelle qu’en faisant fuir les « riches », nous faisons également fuir les emplois et la croissance, attisant ainsi toute les tensions sociales et les rancœurs.
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