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Les dockers de la CGT ont gagné leur bras de fer contre EDF. Le syndicat communiste conserve ainsi ses « acquis », au détriment du développement du Port Autonome et de l’emploi dans la région.
Après presque trois semaines de blocage total, le mouvement des dockers du Port Autonome de Marseille (PAM) a gagné. L’objectif des grévistes est atteint : GDF devra employer les dockers CGT du port pour son nouveau terminal méthanier visant à diversifier notre approvisionnement en gaz. Derrière le prétexte de préserver des acquis, la CGT conserve ainsi tout son pouvoir de nuisance. Le résultat est dramatique pour la région. Les premières victimes, ce sont les PME et l’emploi, encore une fois. Alors que le port de Marseille dispose d’atouts géographiques exceptionnels, il a perdu la moitié de sa part du marché des conteneurs en Méditerranée en seulement 15 ans. Et cette dernière reculade ne va pas dans le bon sens. Il y a un an, un rapport de la Cour des Comptes mettait le doigt sur les causes de ce déclin qui menace l'activité économique de Marseille et de toute la région : manque de fiabilité des services offerts aux armateurs, coût de la manutention supérieur d’un tiers à celui des ports concurrents européens, une productivité deux fois plus faible qu’à Valence à cause d'une organisation inadaptée. En effet, manutentionnaires et grutiers appartiennent à deux structures archaïques distinctes qui ne travaillent pas sur les mêmes horaires. Et lorsque grutiers et dockers sont ensemble au travail, encore faut-il que les grutiers aient l’obligeance de traiter les navires en tenant compte des besoins des sociétés de manutention et de leurs clients armateurs. Résultat, certains travaillent 14 heures payées 35 derrière leurs manettes. La Cour des Comptes suggère une réforme de fond, à Marseille comme dans les autres ports français. Elle consiste à confier leur exploitation à des opérateurs privés. Avec l’arrivée de nouveaux acteurs lourds qui veulent redonner au port de Marseille une place de premier rang parmi les ports européens, les chances de sortir de cette sclérose sont réelles. En attendant, de nombreuses PME tremblent et l’économie souffre en silence. Objectif réussi pour les vandales de la CGT qui continuent à régner sur le port : les embauches, ce n’est pas pour demain.
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