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Les libéraux trouveront dans les résultats du 1er tour de la présidentielle deux raisons de se réjouir : la forte participation qui marque le retour de l’intérêt des Français pour la politique et le net recul des partis extrémistes. Mais c’est avec tristesse, et sans enthousiasme, qu’ils se rendront aux urnes pour le second tour.
C’est en effet un sinistre second tour qui s’annonce pour les amoureux de la liberté. Aussi peu sarkolâtres que ségophiles, ils sont confrontés à un dilemme cornélien : élire un conservateur interventionniste ou une socialiste archaïque, aussi peu libéraux l’un que l’autre. Ségolène Royal, représentante d’une gauche qui n’a pas su se moderniser, toujours convaincue qu’il suffit de jeter de l’argent sur les problèmes pour les résoudre, n’a pas grand-chose pour séduire les libéraux, sinon peut-être quelques vagues promesses de réformes institutionnelles, tenues du bout des lèvres pour appâter les électeurs de François Bayrou. Mais Nicolas Sarkozy porte-t-il réellement un espoir de rupture ? S’il propose quelques réformes intéressantes sur le plan économique, sa carrière politique ne plaide pas pour son libéralisme. A Bercy, il a sanctuarisé les régimes spéciaux d’EDF en échange de la « paix sociale », a tenté - sans succès - de réguler les prix dans les grandes surfaces et prôné inlassablement l’intervention de l’Etat dans le secteur industriel. Il détient même le record d’augmentation de la dette, de 1993 à 1995, en tant que Ministère du Budget (plus 15%). Quand aux questions dites « de société », son antilibéralisme n’est plus à démontrer. La candidature de François Bayrou était intéressante, car elle portait l'idée d'une réorganisation radicale de notre démocratie. Un passage obligé pour fixer des limites au champ d’intervention de l’Etat et rétablir l’indépendance de la justice, mais aussi pour en finir avec la culture du conflit qui oppose rituellement la rue au gouvernement à chaque tentative de réforme. Cette refondation démocratique reste pour nous une priorité. Les libéraux sont orphelins d’un candidat à la présidentielle. Au second tour, ils voteront en conscience et sans enthousiasme. En revanche, ils disposent d’un parti, qui commence à se faire connaître et à enraciner ses structures. Un parti qui entend monter une première marche électorale aux élections législatives de juin, où nous présenterons 50 candidats. Alternative Libérale a vocation à rassembler tous les amoureux de la liberté. Dans chaque famille, dans chaque entreprise, dans chaque communauté, on trouve des individus qui croient, plus que les autres, que la liberté de choix et la responsabilité individuelle seront à la base d’une société plus humaine et plus juste : nous les appelons à nous rejoindre et à préparer une véritable alternative : libérale.
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