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Alternative libérale félicite Nicolas Sarkozy pour sa victoire franche à l’élection présidentielle. Il pourra compter sur notre soutien s’il engage les réformes libérales dont le pays a tant besoin, tout autant que sur notre vigilance s’il se laissait guider par la tentation du dirigisme et de l’étatisme.
Une fois n’est pas coutume. L’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République ne résulte pas du rejet d’une majorité sortante ou d’un vote par défaut, comme l’avait été l’élection de Jacques Chirac il y a cinq ans, mais marque bien la confirmation d’une forte demande de changement de la part des Français. Son projet, qu’on ne peut qualifier de libéral, recèle néanmoins quelques intentions que les libéraux sauront apprécier : simplification du code du travail, libre choix de l’âge de la retraite, abolition des régimes spéciaux, autonomie des écoles et des universités, facilitation de l’accession à la propriété… autant de mesures qui vont dans le bon sens. Ses premières déclarations, à l’égard de nos alliés européens et américains, et sa volonté affichée de ne plus transiger avec les pires dictatures, augurent d’un retour de la France sur la scène internationale, au côté des grandes démocraties, que nous appelons de nos vœux. Cela dit, nous restons sceptiques, sinon en total désaccord, à l’égard de nombreuses promesses du candidat conservateur – de l’intervention de l’Etat dans le secteur industriel à l’instauration de peines plancher pour les récidivistes, du refus de toute réforme des institutions à l'accumulation de dispositifs plus coûteux les uns que les autres qui risquent d'alourdir encore la dette, sinon la fiscalité. D’un naturel optimiste, les libéraux espèrent que les changements à venir iront plutôt dans le bon sens, malgré les nombreux discours teintés d’un interventionnisme déroutant qu’a tenu le candidat de l’UMP (un parti qui compte bien peu de libéraux) ces derniers mois. Nombreux sont les Français qui ont voté pour Nicolas Sarkozy « l’américain » - au moins au second tour - en espérant que sa promesse de rupture annonce l’aube d’une révolution libérale. Leur attente est grande et nous espérons que le nouveau Président en a pris la mesure. Alternative Libérale a exprimé durant la compagne son scepticisme quant à la capacité du candidat conservateur à mener cette révolution libérale. Nous espérons de tout cœur, et pour l’avenir de nos concitoyens, nous être trompés. En attendant que cette question trouve une réponse, Alternative Libérale battra campagne pour les élections législatives en présentant plus de 50 candidats - libéraux authentiques et sans complexes - à travers le pays. S’ils obtiennent des sièges à l’Assemblée Nationale, ils seront les garants de la rupture libérale tant attendue.
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