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Le second tour des élections législatives signe la fin d'une séquence pour le nouveau pouvoir. Elu par des Français en soif de rupture avec un système à bout de souffle, le nouveau gouvernement n’a pas encore donné les gages d’un changement profond.
Les premiers pas du gouvernement Fillon n’ont pas rassuré les électeurs qui attendent des réformes audacieuses. Les regards de Chimène lancés aux responsables syndicaux inquiètent plutôt les Français, qui savent combien nos « partenaires sociaux », en leur forme actuelle, sont attachés au statu quo. Quant à l’augmentation annoncée de la TVA, elle aussi désormais « sociale », ils ont compris qu’elle ne fera que provoquer une hausse nette de la fiscalité. Il faut probablement lire ce retournement électoral inattendu comme le début des désillusions pour nombre de nos compatriotes qui s’attendaient à une nouvelle ère. Les Français n'ont d'ailleurs pas choisi d'élire Alain Juppé ou Alain Carignon, deux candidats conservateurs emblématiques du système : barons du vieil RPR, repris de justice et cumulards compulsifs. Alternative Libérale a soutenu 56 candidats dans cette élection. Au premier tour, nous avons enregistré des scores allant de 0,5 à 1,5 %, ce qui place notre parti souvent devant des forces politiques établies de longue date, telles que Lutte Ouvrière, le Mouvement Pour la France, et même certains Verts. A noter les résultats honorables qu’ont obtenus nos candidats à Angers (Louis-Marie Bachelot), dans le XVIème arrondissement de Paris (Sabine Herold) ou à Courbevoie (Arash Derambarsh). Depuis la seconde guerre mondiale, dans notre pays, c’est la première fois qu’un parti libéral présente des candidats indépendants aux élections législatives, sans accord électoral avec un grand parti. Pour un mouvement créé il y a un an seulement, cette élection était une gageure. C’était un défi pratique tout d’abord : faire connaître de nos compatriotes un jeune parti, en quelques mois et fort peu d’accès aux médias, avec un budget réduit car sans subventions. Un défi d’apprentissage aussi, pour nous familiariser avec le feu électoral, nous qui étions souvent de jeunes candidats inexpérimenté (moyenne d’âge 31 ans). C’était aussi un défi politique : alors que le libéralisme continue d’avoir mauvaise presse dans notre pays, nous avons entrepris la réhabilitation de ce projet politique, encore inexploré en France. Le contexte politique nous était par ailleurs peu favorable : nombre d’électeurs se sont laissés convaincre par les promesses de rupture du candidat de l'UMP et ont délaissé les partis qui prônaient un changement véritable. Nous avons donc subi un fort effet « vote utile ». Enfin, il faut souligner l’injustice du mode de scrutin : pourquoi les électeurs voteraient-ils pour des candidats qui, sans part de proportionnelle, ne pourront jamais être élus ? Nous avons relevé ces défis et convaincu plus de sept mille électeurs de nous soutenir, prenant ainsi date pour l’avenir. Les libéraux sont déterminés à poursuivre le développement de leur mouvement, ancrer leur action politique dans la proximité et, bien sur, préparer les prochaines échéances électorales.
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