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« Attention, vous n’êtes pas un ami de la liberté ! Non seulement, vous n’êtes pas libéral, mais vous êtes même, par bien des aspects, franchement antilibéral. Il s’agit de remonter la pente, camarade ! » Et une note, 7/20. C’est bien la première fois que nous avons poussé un « ouf » de soulagement en voyant que nous n’avions pas la moyenne. Et pour cause : il s’agissait de répondre au questionnaire « Êtes-vous un libéral qui s’ignore ? » Non, nous n’étions pas dans la salle d’attente de quelque médecin mais alerté par un parlementaire sur la missive qu’envoie aux députés et aux sénateurs le groupuscule Alternative libérale, ce dernier les invitant à subir une vingtaine de questions dans l’espoir secret de les voir faire, comme Balladur, Valls, Delanoë, BHL ou Attali, leur « coming out » libéral. « Les mentalités évoluent et il n’est plus tabou de se déclarer libéral en France, lit-on. Toutefois, les valeurs du libéralisme n’en demeurent pas moins caricaturées et servent injustement de bouc émissaire aux problèmes socio-économiques que traverse notre pays. Ainsi de nombreuses personnes se déclarent toujours "antilibérales". Est-ce par réelle opposition ou par méconnaissance ? » D’où ce test enfilant les questions comme les perles. Sur la simplification du Code du travail, sur le travail le dimanche… Pour vous dire à quel point Sabine Herold, la présidente du mouvement (et accessoirement épouse de son prédécesseur à ce poste, comme quoi…), confond libéralisme et liberté, elle se permet même d’en prendre avec la grammaire. Nous avons donc pris le parti d’en rire.
Sébastien Homer
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